Paroisse Saint-Serge

Archevêché des Églises Orthodoxes de Tradition Russe en Europe Occidentale

Patriarcat de Moscou

La paroisse Saint-Serge-de-Radonège, située sur la « colline Saint-Serge », au 93 rue de Crimée, à Paris, est une communauté chrétienne orthodoxe. Elle a pour mission principale la célébration des offices liturgiques et l’entretien de l’église Saint-Serge.

Sur le plan canonique, elle est rattachée à l’autorité de l’archevêque qui dirige l’Archevêché des églises de tradition russe en Europe occidentale dans la juridiction du Patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Sur le plan administratif et juridique, elle est constituée en association cultuelle, suivant la législation française sur les cultes de 1905, et habilitée en tant que telle à recevoir des dons pour ses œuvres et travaux de restauration.

L'église Saint-Serge bénéficie, depuis décembre 2012, du label "Patrimoine religieux du XXème siècle en Ile-de-France" qui lui a été décerné par le préfet de région, après avis de la commission régionale du Patrimoine et des Sites d'Ile-de-France.

Message de Pére Alexis du 23 mai 2020

Chers Pères, chers Frères et Soeurs en Christ, chers Amis,

Le Christ est ressuscité ! Христос Bоскресе!

Une Divine Liturgie sera célébrée le dimanche 24 mai 2020 pour le dimanche de l’Aveugle-né et à la mémoire des saints Cyrille et Méthode, égaux aux apôtres et évangélisateurs des Slaves, aux heures habituelles , en respectant les nouvelles consignes sanitaires du gouvernement datant du vendredi 22 mai 2020 (port du masque obligatoire dans l’église, présence de gel hydroalcoolique à l’entrée de l’église, lavage des mains obligatoire à l’entrée puis à la sortie de l’église, respect de la distanciation sociale (1m minimum), filtrage des entrées et sorties dans l’église):

Communiqué de presse de Christophe Castaner sur la reprise des cérémonies religieuses

Consultez le Communiqué de presse de Christophe Castaner sur la reprise des cérémonies religieuses : Communiqué de presse de Christophe Castaner sur la reprise des cérémonies religieuses

Notre métropolite Jean de Doubna, dans son message pastoral daté d’aujourd’hui samedi 23 mai, nous a aussi demandé de faire respecter ces mesures sanitaires élémentaires, par les fidèles :

  • venir avec son masque;
  • se laver les mains avant d'entrer à l'église;
  • respecter la distance physique;
  • respecter les gestes barrières;
  • ne pas embrasser les icônes;
  • l’utilisation d’une cuillère en bois (à usage unique), pour la communion des fidèles, est recommandée.

Les fidèles, qui veulent se confesser, peuvent le faire au début de la liturgie.

Que Dieu vous bénisse.

Rédigé le 23 mai 2020,

Hiéromoine Alexis (Pechev)

Message pastoral-5ème dimanche après Pâques-dimanche de la Samaritaine-dimanche 17 mai 2020

Le Christ est ressuscité ! Христос Bоскресе!

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

« Jésus, fatigué du voyage, est assis au bord du puits ».

Reconnaissons que, nous aussi, sans doute, nous étions fatigués, après avoir été tant bousculés, après avoir été souvent sollicités, sans cesse en activité, souvent pressés aussi, avant d’être confrontés à cette période inédite de confinement à partir du 16 mars dernier : les occupations, les responsabilités, les soucis, les obligations, et puis, le téléphone, le portable, internet, l’ordinateur, les alertes, les applications, la musique, le bruit, les images, la publicité, le flot des paroles, etc. La période du confinement a mis un terme brutalement à ces innombrables sollicitations qui ont pu nous fatiguer, nous vider et nous épuiser, et nous avons pu alors trouver l’occasion de nous reposer, de nous asseoir, de faire une pause, une halte, d’effectuer un arrêt sur image. Pour nous demander, de façon lucide et responsable : « à quoi bon tout ça ? », puisque, au bout du compte, survient la mort sur terre. Où est le souci de mon âme ? Où se trouve la vraie préoccupation du bien des autres ? Quand vais-je réserver des moments, dans la journée, pour penser au Seigneur et tenter de communiquer profondément avec Lui ?

« Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande ».

« Но настанет время, и настало уже, когда истинные поклонники будут поклоняться Отцу в духе и истине, ибо таких поклонников Отец ищет Себе ».

Peut-être, et même vraisemblablement, pendant cette période de confinement sévère qui s’est étirée du 16 mars au 10 mai inclus, soit presque pendant deux mois consécutifs (et ce n’est pas complètement terminé), nous avons découvert puis nous avons fait l’apprentissage de cette attitude et de cette posture devant Dieu : « adorer Dieu en esprit et en vérité ». En d’autres termes, adorer Dieu de façon sincère, authentique, vraie, sans précipitation, si possible sans distraction, en se tenant éloigné le plus possible des soucis quotidiens, sans ostentation non plus, dans le secret du coeur, dans un plus grand silence, dans l’isolement, dans une plus grande durée, certes hors du temple de l’Eglise mais dans notre église domestique.

Le 16 mars, nous étions déjà entrés dans le grand carême : c’était le lendemain du 2ème dimanche de carême, consacré à la mémoire de saint Grégoire Palamas et considéré comme une sorte de second triomphe de l’orthodoxie – c’est lui qui nous a enseignés que la grâce divine est incréée mais qu’elle n’est pas inaccessible, qu’elle peut même nous être conférée. Avec un peu de recul, nous pouvons dire que la période de confinement a pu être une forme de carême imposé : silence, jeûne, prière, lecture quotidienne de l’Evangile, autres lectures d’ouvrages édifiants, patience, habitude de rester tranquillement chez soi, effort pour ne pas se disperser ni se distraire à l’extérieur dans le monde, sortir dehors de façon limitée et encadrée, se concentrer sur l’essentiel, revenir à l’unique nécessaire, établir une hiérarchie entre les choses importantes et celles qui sont secondaires, garder en soi cette vertu de la sobriété, emprunter un chemin nouveau et mener sa vie dans un sens plus lucide, plus responsable, plus posé, plus conscient, plus libre aussi, plus dense, où l’on cherche à profiter – pour en tirer du fruit spirituel - de l’instant présent ou du moment qui passe.

On se remet à lire des ouvrages plus fondamentaux et on découvre, à travers ces pages, le sens de la valeur sacrée du temps, que nous avons tout bonnement oubliée, ignorée ou simplement négligée. Nous vous proposons, ici, un texte, sachant qu’il y en a d’autres, évidemment, qui contiennent un enseignement équivalent, une sagesse identique, une profondeur égale. Il faut essayer, désormais, de ne plus perdre l’habitude de lire des ouvrages inspirés, en se rappelant cette parole tirée de la philocalie : l’attention mène à la prière et, réciproquement, la prière conduit à l’attention.

Le père Sébastien : il est originaire du sud de la Russie centrale et il est issu d’un milieu très simple. Il est né en octobre 1884. Condamné à 7 ans, il est envoyé en pleine steppe du Kazakhstan, dans un camp de travail à Karaganda, au milieu de régions arides, brûlantes en été et glaciales en hiver. Après sa libération, il décide de rester sur place et il réussit à organiser une vie communautaire inspirée des principes évangéliques. Pour lui, le temps ne doit absolument pas être gaspillé. Voilà l’enseignement qu’il nous a légué et qu’il convient de méditer :

« Qu’y a-t-il de plus précieux sur terre ? Le temps ! Et que perdons-nous sans regret, que méprisons-nous par-dessus tout ? Le temps ! Nous avons perdu du temps, nous nous sommes perdus, nous avons tout perdu ! Si nous perdons la chose la plus insignifiante, nous la recherchons, mais si nous perdons du temps, nous ne nous en rendons même pas compte. Le temps nous est donné par le Seigneur pour être utilisé pour le salut de l’âme et l’acquisition de la vie éternelle. Nous devons régler notre emploi du temps comme un bon propriétaire détermine l’utilisation de chaque pièce de monnaie. Pour lui chaque pièce de monnaie a sa destination. De même le temps est utile, mais pas pour de vains amusements et divertissements, des conversations, des festins ou des promenades. Le Seigneur nous punit de voler du temps pour nos caprices au lieu de l’utiliser pour Dieu et le salut de notre âme ».

Nous vous proposons, maintenant, un 2ème texte. Dans cette période de confinement, pendant laquelle nous avons vécu les choses au ralenti, les faits, les gestes et les paroles, les nôtres ou bien ceux de notre entourage immédiat, au sein de notre famille, dans une journée, ont pris un relief particulier, une densité, une épaisseur, voire même une importance : à travers une rencontre, une visite, une conversation au téléphone, un échange par courriel, une lettre reçue par la poste, la participation à une visioconférence. Du coup, c’est notre relation aux autres qui s’est transformée et qui a changé. Le dimanche 15 mars, la veille du déclenchement du plan de confinement, il était prévu un spectacle à Saint Serge, dans la salle sous l’église : une compagnie théâtrale, venant de Pologne, devait jouer une pièce se rapportant à la vie de Mère Marie Skobtsova. Ce spectacle a été annulé au dernier moment, à cause des consignes gouvernementales et des mesures sanitaires de santé publique. C’est dommage. En attendant, voici des extraits d’un texte écrit par Mère Marie, qui peut tenir lieu de compensation et qui s’intitule « mystique des relations humaines ».

« Ainsi, il existe bien une mystique authentique, véritablement orthodoxe, non seulement du dialogue avec Dieu, mais aussi du dialogue avec l’homme. (…).

Donner à la vie une dimension ecclésiale, c’est ressentir le monde entier comme un seul temple, plein d’icônes qui méritent d’être révérées, honorées et aimées, parce qu’elles sont les images authentiques de Dieu, sur lesquelles repose la sainteté du Dieu vivant. (…).

Adopter une attitude correcte et spirituelle envers le monde, c’est à la fois lui donner notre pauvreté spirituelle et recevoir infiniment plus de la face du Christ qui vit en lui, de la relation au Christ, de la conscience d’être une partie du corps du Christ. Cette mystique du dialogue avec l’homme est, pour moi, la seule et authentique base spirituelle de toute espèce d’activité chrétienne dans le monde, du seul christianisme social digne de ce nom, lequel, en ce sens, n’est pas encore né. (…).

Rien dans ce monde ne peut être chrétien s’il n’est pas pénétré de l’authentique frémissement de la relation avec Dieu, accessible aussi dans la relation authentique avec l’homme.

Notre relation à l’homme et au monde doit être bâtie non pas sur les lois des hommes et du monde, mais sur la révélation du commandement de Dieu, qui nous demande de voir dans l’homme son image et dans le monde sa création. Il est indispensable de comprendre que le christianisme exige de nous non seulement une mystique de la relation avec Dieu, mais aussi une mystique de la relation avec l’homme ».

Dans sa notice biographique consacrée à Mère Marie et intitulée « la joie du don », Hélène Arjakovsky-Klépinine termine par ces mots qui font utilement écho au texte précédent :

« Je voudrais évoquer un souvenir personnel. Enfant, j’ai eu la chance de rencontrer Mère Marie dans ce Lourmel dont je sentais bien qu’elle était le pivot. Je la revois brodant un épitaphion, tirant l’aiguille dans un halo de lumière qui irradie l’étoffe. Je suis là, occupée à la contempler, petite fille tout intimidée. Un jour, Mère Marie avait écrit :

« Tous mes cahiers oubliés, mes articles, mes vers, jetez-les. Ne vous avisez pas de garder mon ancien visage dans vos coeurs. Je ne veux pas être un souvenir. Je serai pour vous un appel ».

Cet appel, puissions-nous l’entendre, le transmettre. Qu’il illumine nos vies et nous serve de quatrième dimension. ».

Amen.

Воистину Bоскресе!

Message d’information aux fidèles de la paroisse Saint Serge de Radonège.

L’Assemblée Générale de la paroisse s’est tenue le samedi 30 novembre 2019, et a décidé que la paroisse resterait au sein de l’Archevêché des Eglises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale, dirigé par son Eminence le Métropolite Jean de Doubna, sous l’omophore du Patriarcat de Moscou.

L’Archiprêtre Vladislav Trembovelski, qui a rejoint la métropole grecque de France, a annoncé qu’il n’assurerait plus de fonctions au sein de la paroisse.

Le Hiéromoine Alexis Pecheff célèbrera les offices le samedi et le dimanche. Les offices de semaine seront quant à eux célébrés par le Père Anatole Negruta.

Calendrier des célébrations liturgiques

Les offices liturgiques sont célébrés en l’église Saint-Serge, en slavon, selon l’ordo de l’Eglise orthodoxe russe, tous les jours de l’année, soir et matin.

Les dimanches et les jours des fêtes majeures de l’année liturgique, la célébration de la liturgie eucharistique a lieu à partir de 10h. , la veille les vigiles (vêpres et matines) ont lieu à 18 h.

Pour plus de détails sur les célébrations des jours à venir, consulter le calendrier ci-dessous.

S'y rendre

L'entrée de la paroisse est située 93 rue de Crimée. Consultez le plan ci-dessous pour vous y rendre :

Contacts

Consultez la page de la paroisse pour contacter les responsables de la paroisse.

La paroisse

Visites

L‘église Saint-Serge, décorée à l’intérieur dans un style russe du XVIème siècle, peut se visiter en dehors des offices sur rendez-vous, si vous êtes un groupe de 10 personnes minimum.

Vous serez accueilli et encadré par notre guide Monsieur Milan Radulovic, chantre et guide de la paroisse. Celui-ci vous donnera toutes les explications sur l’orthodoxie, les traditions, les icônes...

Vous pouvez le contacter en téléphonant au : 06.32.68.41.92

Tarifs des visites

Pour des groupes de 10 personnes ou plus le tarifs conseillé est de 4€ / personnes.

La paroisse ne recevant aucune subvention pour l’entretien et la restauration, nous vous encourageons à faire des dons à la hauteur de vos moyens. Merci.

Sites utiles