Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,
Dans dix jours, nous allons célébrer la fête de la Nativité du Christ.
Aujourd’hui, les Pères de l’Eglise ont institué de célébrer la mémoire du patriarche Abraham et des saints ancêtres du Seigneur, selon la chair.
Le patriarche Abraham était issu d’un peuple d’idolâtres. Lorsqu’il a entendu l’appel de Dieu, il a quitté son pays, sa maison, sa famille et ses biens, pour se rendre dans la terre que le Seigneur lui avait donnée en héritage.

Lorsque, pour chacun d’entre nous, Dieu nous appelle alors que nous sommes encore dans la terre étrangère des passions et des vanités de ce monde, essayons comme Abraham d’abandonner ce qui nous appartient.
Essayons, comme Abraham, de suivre avec foi l’appel de Dieu et d’entrer dans la terre promise. Essayons de devenir des saints ancêtres du Seigneur, en gardant notre foi, pour nous préparer dignement à la Nativité du Christ.
Les saints ancêtres du Seigneur, ce ne sont pas seulement des descendants d’Adam, d’Abraham et de David. Ce sont aussi les prophètes, les justes, les saints et les pauvres de l’Ancien Testament. Ce sont tous ceux qui ont espéré et attendu la venue du Sauveur.
Dans les chants, pendant les offices liturgiques, sont évoqués, en particulier, le prophète Daniel, et aussi les trois jeunes adolescents qui ont été jetés dans la fournaise et qui ont été sauvés de la mort, miraculeusement.
Après-demain, nous allons justement célébrer la mémoire du prophète Daniel et des trois jeunes adolescents Ananias, Azarias et Misaël : c’est l’occasion de nous rappeler leurs saints efforts et comment ils sont demeurés justes devant Dieu, malgré leurs épreuves.
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C’est avec une grande tristesse que le maître de maison a vu que ses invités au repas des noces ont refusé l’invitation, parce qu’ils avaient d’autres préoccupations : un champ, des bœufs ou une épouse. Ce sont des occupations terrestres et des biens de ce monde, qui sont des choses bénies mais qui sont des choses tout à fait secondaires par rapport à l’unique nécessaire concernant le Royaume de Dieu.
Aujourd’hui, c’est le temps où nous devons abandonner nos besoins humains et nos nourritures terrestres, afin que notre cœur se prépare, dignement, à recevoir Celui qui va bientôt naître dans le monde. Nous ne devons pas penser qu’il s’agit d’une simple parabole ou que les événements, racontés dans l’Evangile, appartiennent à un passé lointain. Nous sommes appelés à participer au repas dans le Royaume, dès maintenant.
N’oublions pas que nous sommes sous le jugement de Dieu et que ce jugement concerne chacun d’entre nous.
Amen
