Dimanche 10 janvier 2021

dimanche après la naissance du Christ

saints et justes Joseph le fiancé, le roi David et l’apôtre Jacques, frère du Seigneur

(Mt 2 ; 13-23)

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

Nous venons d’entendre, aujourd’hui, dans l’Évangile :

« Voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, et dit ».

Un peu plus loin : « Voici, un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph, en Égypte ».           

Si nous voulons devenir chrétiens orthodoxes, nous devons nous efforcer d’être en relation avec le Seigneur, dans notre vie quotidienne, le plus souvent possible.

Nous connaissons bien ces versets tirés d’un psaume de David, car nous les entendons souvent à l’église, au cours des offices :

« J’ai constamment le Seigneur sous mes yeux ;

Quand il est à ma droite, je ne chancelle pas.

Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse,

Et mon corps repose en sécurité » (Ps 16 ; 8-9).

Nous connaissons également cet enseignement de l’apôtre Paul, qui tient en quelques mots :

« Soyez toujours joyeux,

Priez sans cesse.

Rendez grâces en toutes choses,

Car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ » (1 Thess. 5 ; 16-18).

Être en relation constante avec Dieu, ce n’est pas, évidemment, de rester enfermé dans une église, ou bien de demeurer à la maison devant une icône ou devant un livre saint.

Être en relation constante avec Dieu, pendant notre travail ou durant nos activités, c’est être heureux d’avoir été créés à l’image de Dieu ; c’est être heureux d’avoir reçu le don de la vie ; c’est être heureux d’avoir été touchés par la grâce divine.

« L’ange du Seigneur dit à Joseph : Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Égypte, et restes-y jusqu’à ce que je te parle …

Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère, et se retira en Égypte » (Mt  2 ; 13-14).

La vie chrétienne est difficile, parce qu’elle est une invitation constante à ressembler au Christ, parce qu’elle consiste, autant que possible, à une assimilation des préceptes du Seigneur.

Le monde nous propose de manifester, dans la vie de tous les jours, de la violence, de l’autorité, de la supériorité, de la désobéissance, du rejet, du non-respect, de l’impatience.

Au contraire, le chrétien orthodoxe, dès lors qu’il veut mettre en pratique l’enseignement qu’il a reçu lors de son baptême dans l’église, préfère témoigner de la patience, de la douceur, de l’humilité, de l’obéissance, de la pauvreté, de la non-résistance.

Souvenons-nous de ce passage de l’Évangile, lorsqu’ils accusent Jésus : Lui ne répond pas pour chercher à se justifier, Il reste silencieux, il reçoit sans broncher le jugement des hommes, il accepte d’être crucifié.

« Le gouverneur interrogea Jésus en ces termes : Es-tu le roi des Juifs ?

Jésus lui répondit : Tu le dis.

Mais il ne répondit rien aux accusations des principaux sacrificateurs et des anciens.

Alors Pilate lui dit : N’entends-tu pas de combien de choses ils t’accusent ?

Et Jésus ne lui donna de réponse sur aucune parole, ce qui étonna beaucoup le gouverneur » (Mt 27 ; 11-14).

Le roi Hérode envoie décapiter Jean dans sa prison.

Sa tête est apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, qui la porte à sa mère.

Les disciples de Jean viennent prendre son corps, et l’ensevelissent. Et ils vont l’annoncer à Jésus. L’évangéliste Matthieu nous livre ce commentaire qui traduit à la fois une forme d’acceptation et d’humilité, ainsi qu’un désir de silence et de prière :

« A cette nouvelle, Jésus partit de là dans une barque, pour se retirer à l’écart dans un lieu désert ; et la foule, l’ayant su, sortit des villes et le suivit à pied » (Mt 14,13).

Amen.

Higoumène Alexis

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