Dimanche 7 février 2021 — 35ème dimanche après la Pentecôte

 Saint Grégoire le théologien, archevêque de Constantinople (Lc 18 ;35-43)

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

« Un aveugle était assis au bord du chemin, et mendiait » (Lc 18,35)

Cet aveugle, il se trouve sur le bord du chemin, il est isolé et il est même exclu.

C’est vrai pour chacun d’entre nous : avant que nous rencontrions le Seigneur, nous sommes, d’une certaine façon, séparés et éloignés, hors du chemin.

A la fin, cet aveugle voit de nouveau et il marche derrière Jésus. Désormais, il ne se trouve plus sur le bord du chemin : il est pleinement dans le chemin, il va derrière le Seigneur et il aspire à devenir semblable à Lui. La vie nous a été donnée pour trouver le chemin et, ensuite, pour aller sur le chemin à la rencontre du Seigneur.

« Jésus lui demanda : que veux-tu que je te fasse ? Il répondit : Seigneur, que je recouvre la vue » (Lc 18,41).

Nous sommes libres dans l’Église devant Dieu : Dieu n’oblige personne à Le suivre.

Chaque croyant doit demander à Dieu ce qu’il souhaite et ce qu’il espère obtenir.

S’il est malade, il doit prier devant Dieu, il doit Lui demander d’être pardonné puis d’être guéri. S’il est insistant et persévérant dans sa prière, alors il sera guéri et il recouvrera la santé.

Nous connaissons bien cet enseignement que nous a laissé Jésus et que nous trouvons dans l’évangile selon saint Jean :

« Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jn 15,15).

« Entendant la foule passer, il demanda ce que c’était » (Lc 18,36).

Cette foule qui passe représente un obstacle et l’aveugle, qui désire être guéri et rejoindre le Seigneur, doit la surmonter.

Tout d’abord, nous pensons à Zachée, cet homme riche, chef des collecteurs d’impôts : il désirait voir qui était Jésus mais il ne pouvait pas Le voir à cause de la foule et, aussi, à cause du fait qu’il était de petite taille.

Puis nous pensons à cet homme paralysé, que portent quatre hommes : ces hommes ne peuvent pas atteindre et arriver jusqu’à Jésus à cause de la foule. Ils font une ouverture dans le toit et, à travers cette ouverture, ils descendent l’homme paralytique jusqu’aux pieds de Jésus.

Que peut-on dire à propos de la foule, quelle est sa signification, qu’est-ce qu’elle représente ?

La foule, cela correspond aux pensées, aux préoccupations, aux inquiétudes, aux habitudes, à l’attachement que nous avons pour notre vie quotidienne ; et cette foule nous empêche de rencontrer Jésus, de Le rejoindre, de marcher derrière Lui et de devenir l’un de ses disciples.

Au cours de chaque divine liturgie, juste avant la grande entrée, le chœur chante cette très belle prière :

« Nous qui, dans ce mystère, représentons les chérubins et chantons l’hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité, déposons maintenant tous les soucis de ce monde ».

Amen.

higoumène Alexis

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