Mercredi 7 avril 2021

Fête de l’Annonciation de la Très Sainte Mère de Dieu

(Lc 1 ; 24-38)

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

 

« L’ange lui répondit : Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu » (Lc 1,35).

L’évangéliste Luc nous introduit dans le plus grand mystère de notre foi : Dieu devient homme, Dieu s’incarne, Dieu devient semblable à nous, Dieu assume la nature humaine.

C’est aussi ce qu’exprime le tropaire de la fête :

« Aujourd’hui, c’est le principe de notre salut, et le mystère d’avant les siècles se manifeste : le Fils de Dieu devient le Fils de la Vierge ».

Pendant la divine liturgie, lorsque les portes royales s’ouvrent, c’est Dieu qui vient vers nous.

C’est Dieu qui s’approche de nous, c’est Dieu qui s’unit à nous dans notre condition humaine et dans notre nature humaine.

C’est précisément pour cette raison que l’icône de l’Annonciation est suspendue sur les portes royales de l’iconostase.

Hier soir, pendant les vêpres, nous avons entendu la lecture du livre de l’Exode à propos du buisson ardent :

« L’ange du Seigneur apparut à Moïse dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point » (Ex 3,2).

Le buisson ne se consume pas.

A l’image de Marie, qui a été touchée par la grâce du Saint Esprit et qui enfante le Fils de Dieu, nous pouvons recevoir la grâce divine, mais nous ne serons pas brûlés, ni défigurés, ni même blessés.

« Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit : Moïse, Moïse ! Et il répondit : Me voici !

Dieu dit : N’approche pas d’ici, ôte tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte » (Ex 3 ;4-5).

Lorsque nous entrons dans l’église, nous devons considérer que nous allons sur une terre sainte, sur une terre bénie, et que nous ne sommes plus dans le monde ordinaire.

Dans la conception de l’Eglise orthodoxe, l’Eglise, c’est le Royaume de Dieu sur la terre.

Voilà pourquoi on vous demande d’éteindre le téléphone portable dans l’église.

C’est toujours affligeant et triste d’entendre la sonnerie du téléphone mobile dans le lieu saint de l’église.

La fête de l’Annonciation, le 25 mars de chaque année, a lieu au printemps et pendant la période du grand carême.

Le grand carême, c’est le temps des prières, des efforts, du jeûne, de la tempérance et de la monotonie.

Voilà pourquoi la fête de l’Annonciation, c’est un moment de rupture, un moment de répit, une pause.

C’est encore aussi un moment de joie, un petit rayon de soleil, une consolation. Cette fête nous est accordée par la miséricorde et la bonté de Dieu.

Mais, aujourd’hui, il y a encore quelque chose d’autre. C’est la tendresse de la Mère de Dieu, qui nous soutient et nous encourage, lorsque nous traversons des épreuves, des difficultés, des malheurs et des peines.

Voici les derniers mots du tropaire de la fête de l’Annonciation :

« Gabriel annonce la grâce. Aussi, clamons, avec lui, à la Mère de Dieu : réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ! ».

Amen.

 

higoumène Alexis

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