Dimanche 11 avril 2021 — 4ème dimanche du grand carême

 Saint Jean de l’Echelle

(Mc 9 ; 17-31)

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

 

« J’ai prié tes disciples de chasser l’esprit, et ils n’ont pas pu. (…).

Il leur dit : Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière » (Mc 9, 18 et 9, 29).

 

Afin de vaincre les esprits impurs, combattre les forces du Mal, il y a seulement la prière et le jeûne.

Nous devons nous adresser à Dieu par la prière, si c’est possible.

Nous devons, aussi souvent que possible, nous trouver dans la présence de Dieu.

Chaque année, et c’est une providence qui nous est offerte par Dieu, le grand carême, c’est l’occasion de revenir à l’école de la prière et du jeûne, en particulier à l’école de la prière.

Avant tout, l’évangéliste Luc nous enseigne :

« Veillez donc et priez en tout temps… » (Lc 21,36).

Puis l’apôtre Paul nous invite à faire cela :

« Soyez toujours joyeux.

Priez sans cesse.

Rendez grâces en toutes choses, … » (I Thess. 5 ; 16-18).

« Jésus lui dit : Si tu peux ! …

Tout est possible à celui qui croit » (Mc 9, 23).

Nous croyons fermement que le Seigneur peut tout faire, où Il veut et quand Il veut, qu’Il détient le pouvoir sur toutes choses et qu’Il peut nous sauver.

« Mais Jésus, l’ayant pris par la main, le fit lever. Et il se tint debout » (Mc 9,27).

L’évangéliste Marc utilise deux mots, se lever et se mettre debout, qui expriment la résurrection du Seigneur.

Souvenez-vous : le jeune homme a dit aux femmes qui étaient venues embaumer le corps du Christ dans le tombeau :

« Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il s’est levé, il est ressuscité, il n’est point ici ; voici le lieu où on l’avait mis » (Mc 16,6).

Saint Marc nous enseigne que le Christ, ressuscité, est le vainqueur de la mort. Il peut nous relever et nous mettre debout, Il peut nous ressusciter, quand nous sommes morts à cause de nos péchés.

« Esprit muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant, et n’y rentre plus.

Et il sortit, en poussant des cris, et en l’agitant avec une grande violence » (Mc 9 ; 25-26).

Jésus a guéri l’enfant par une simple parole. Mais cette parole est pleine de puissance et d’énergie, pleine d’efficacité.

Et c’est la même parole, remplie d’efficacité et de force, que le Verbe de Dieu a prononcée au moment de la création du monde.

Rappelez-vous les premiers mots du livre de la Genèse :

« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

La terre était informe et vide ; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.

Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut » (Gen. 1 ; 1-3).

Allons, maintenant, souvenons-nous du récit de la résurrection de Lazare dans l’évangile de saint Jean :

« Jésus … se rendit au sépulcre. (…).

Jésus dit : Otez la pierre. (…).

Ils ôtèrent donc la pierre. (…).

Il cria d’une voix forte : Lazare, sors !

Et le mort sortit » (Jn 11 ; 38-44).

 

Aujourd’hui, nous célébrons la mémoire de saint Jean l’Échelle, en ce quatrième dimanche du grand carême.

Il est né à la fin du sixième siècle, mais on ne sait pas dans quel pays.

En effet, il désirait toujours vivre sur la terre comme un étranger, comme un citoyen du ciel.

A l’âge de 16 ans, il a renoncé à la vie dans ce monde, par amour pour le Seigneur, et il s’est rendu sur le Mont Sinaï, sur la sainte Montagne où Dieu a manifesté sa gloire à Moïse.

Il a décidé de se soumettre, d’âme et de corps, à un ancien appelé Martyrios.

Son seul souci était de renoncer à sa propre volonté et d’obéir à son Maître.

Il est devenu moine à l’âge de vingt ans.

Lorsque Martyrios est mort, il est resté seul et, pendant quarante ans, il a demeuré dans un endroit isolé.

A travers la prière, à travers l’attention du cœur, il a cherché à enfermer l’incorporel dans le corps. A travers son combat, il a trouvé le don de la sainte humilité.

Il dormait très peu, juste le nécessaire, afin de garder l’esprit attentif dans la prière.

Il pratiquait autant l’action que la contemplation.

Après quarante années de vie dans le désert, selon la volonté de Dieu, il est devenu higoumène du monastère, situé au pied de la sainte Montagne.

Il a écrit un ouvrage spirituel, qui ressemble à une échelle avec 30 degrés.

Ce livre est un vrai guide pour une vie spirituelle, qui s’adresse à tous, et pas seulement aux moines.

Dans ce livre, saint Jean donne des conseils pratiques, en particulier comment apprendre à discerner les pensées.

 

Amen.

higoumène Alexis

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