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Dimanche 16 Novembre — Deux guérisons miraculeuses

Dimanche 16 Novembre — Deux guérisons miraculeuses

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

Cette femme, malade, a cherché à toucher le bord du vêtement du Seigneur, afin de pouvoir être guérie. C’est quoi précisément le bord du vêtement du Christ ?

Ce sont d’abord tout ce que nous trouvons dans l’Eglise et qui est revêtu de sainteté : la sainte Croix, le saint calice, le saint Evangile, les icônes, les vêtements portés par le clergé, etc.

Lorsque nous vénérons ces objets, lorsque nous les touchons, lorsque nous les embrassons, nous savons que nous sommes en présence du Seigneur et que nous sommes fortifiés par l’Esprit-Saint qui repose sur Lui.

Et puis, le bord du vêtement du Christ, ce sont aussi les offices liturgiques de notre Eglise orthodoxe, les chants liturgiques et tous les saints : eux aussi nous mettent mystérieusement en présence du Seigneur.  Cette femme, qui a été guérie aussitôt après avoir touché le bord du vêtement de Jésus, n’a pas eu honte de proclamer son action devant la foule. Comme cette femme, apprenons à confesser le Seigneur lorsqu’Il nous relève, lorsqu’Il nous guérit, lorsqu’Il nous pardonne. N’ayons pas honte de proclamer sa divine providence et sa miséricorde, après avoir surmonté nos épreuves.

Nous sommes témoins de deux guérisons différentes, accomplies par le Christ. D’abord, avec cette femme : c’est une guérison par derrière. Jésus semble passif, Il ne dit rien et ne fait rien. Jésus est presque absent, les choses se passent dans son dos, à son insu, jusqu’au moment où cette femme touche le bord de son vêtement. Alors Il se retourne, se révèle, se manifeste et prononce une parole. Au contraire, dans la deuxième guérison, Jésus agit : Il prend la jeune fille par la main et accomplit cette guérison miraculeuse aux yeux de tous, en présence des parents étonnés.

Quelquefois, le chemin peut paraître long entre le moment où nous touchons le bord du vêtement du Christ et le moment d’une rencontre personnelle avec Lui. Commençons patiemment par approcher du Christ par derrière. Un jour, le Seigneur va se retourner et Il nous demandera : « Qui m’a touché ? ». Ce sera alors le début d’une rencontre personnelle avec Lui.

Saints martyrs Acepsimas, évêque, Joseph, prêtre, et Aïthala, diacre

Nous célébrons aujourd’hui la mémoire des saints martyrs Acepsimas, évêque, Joseph, prêtre, et Aïthala, diacre, qui ont vécu à la fin du quatrième siècle. Le roi de Perse avait déclenché une grande et sauvage persécution contre tous les chrétiens. C’est d’abord Acepsimas, l’évêque de la ville, qui a été arrêté : c’était un vénérable vieillard, âgé de quatre-vingts ans et d’une grande bonté, qui montrait le chemin de la vie par sa parole et par son exemple. Il a été flagellé sans pitié, malgré son âge, puis il a été jeté en prison. Ensuite, c’est le prêtre Joseph qui a été arrêté : c’était un vieillard âgé de soixante-dix ans et d’une grande foi. Enfin, c’est le diacre Aïthala qui a été arrêté : âgé de quarante-six ans, il brûlait de l’amour de Dieu et il cherchait à souffrir pour le Christ afin de vivre en Lui. Joseph a répondu aux accusations : « Dieu méprise l’orgueil, la grandeur et la richesse de ce monde ». Il a aussitôt subi des tortures.

Aïthala, lui aussi, a répondu aux accusations : « mieux vaut mourir pour vivre, que vivre pour mourir éternellement ». Le bienheureux Acepsimas a témoigné : « notre patience en Dieu, qui nous fortifie, est inlassable. Nos corps t’appartiennent mais nos âmes appartiennent à Dieu ». Finalement, il est mort sous les coups donnés par ses bourreaux.

Joseph a subi de nouvelles tortures et il en est mort. Aïthala est mort, lapidé. Quelques jours après, un arbuste a poussé à l’endroit de l’exécution. Les habitants de la campagne ont été guéris de leurs maladies auprès de cet arbuste.

Rappelons-nous cette parole de l’apôtre Paul, dans sa deuxième épître adressée à son disciple Timothée :

« Or, tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés » (2 Tim. 3,12).

Amen