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Dimanche 21 décembre 2025: Guérison des dix lépreux

Dimanche 21 décembre 2025: Guérison des dix lépreux

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,

L’histoire des dix lépreux nous enseigne qu’il y a une grande différence entre la guérison et le salut, de même entre l’ingratitude et la reconnaissance. L’exemple du lépreux qui a été guéri nous montre que, pour être sauvé, il faut répondre par l’action de grâces et s’engager dans une vraie relation personnelle avec le Seigneur.

Reconnaissons que nous recevons sans cesse de très nombreux bienfaits de la part de Dieu, mais nous oublions de Le remercier et de Lui rendre grâce.

Nous ressemblons aux neuf lépreux qui ont été guéris mais qui ne sont pas revenus vers le Christ.

Le récit de la guérison du lépreux samaritain nous rappelle qu’il y a deux sortes de prières : d’une part, la louange ou la glorification : gloire à toi, Seigneur ! D’autre part, la demande ou la supplication : Seigneur, aie pitié !

Dans l’Eglise, tous les offices liturgiques sont composés avec ces deux sortes de prières : d’abord, nous adressons une louange à Dieu ; puis nous lisons ou nous disons les ecténies ; enfin, nous rendons gloire à Dieu.

Le lépreux samaritain, qui a été guéri de sa maladie, a rendu grâce à Dieu parce qu’il a reçu un immense bienfait – la santé — , c’est-à-dire l’intégrité du corps et de l’âme.

Nous ne remercions jamais assez Dieu pour le don gratuit et tellement grand que constitue la santé : en effet, la santé nous confère la liberté, l’indépendance, la créativité, et elle nous permet d’aller vers les autres.

Les Pères de l’Eglise nous enseignent que le chrétien se reconnaît par l’action de grâce qu’il adresse sans cesse au Seigneur. D’après eux, la reconnaissance envers Dieu grandit le fidèle et l’élève. Les neuf autres lépreux n’ont pas montré de la dignité ni de la gratitude envers le Seigneur : ils ont été guéris, ils ont recouvré la santé puis ils sont revenus dans leur maison et ils ont repris leurs habitudes.

Ce n’est pas une attitude chrétienne. Petit à petit, à mesure que nous avançons dans la vie, à travers les épreuves, les maladies et les morts dans notre entourage, sachons transformer notre vie chrétienne. A côté de nos prières de demandes et de supplications, faisons de la place pour adresser à Dieu, le plus souvent possible, des prières de remerciement.

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Aujourd’hui, nous célébrons la mémoire du vénérable Cyrille du mont Tselma.

Saint Cyrille est né à la fin du treizième siècle. Lorsqu’il avait douze ans, il s’est retiré dans le monastère de saint Macaire le Romain, situé à Novgorod.

Il est resté six années dans ce monastère puis il a effectué un pèlerinage, pendant trois ans, dans plusieurs monastères russes. Il recherchait ardemment un endroit pour vivre dans la solitude et dans le silence. Finalement, il est arrivé sur le mont Tselma, dans la région d’Olonets, au milieu d’une forêt sauvage.

Saint Cyrille a rendu grâce à Dieu de lui avoir permis de découvrir ce lieu où il pourrait se préparer à la mort et au repos éternel. Il s’est installé dans une grotte ; il se nourrissait de prières et d’une nourriture simple en petite quantité.

Au début, les habitants sauvages lui ont montré une violente hostilité. Mais saint Cyrille a fait preuve de charité, de patience et de douceur. A la fin de sa vie, il ne restait plus aucun païen.

A cet endroit, il a construit une église pour les nouveaux chrétiens et aussi un monastère pour ses disciples.

Saint Cyrille s’est endormi dans la paix du Seigneur à l’âge de quatre-vingt deux ans. Après sa mort, il a accompli de nombreux miracles, ce qui a montré la grande faveur qu’il avait acquise auprès de Dieu.

Amen