L’Assemblée générale ordinaire de notre paroisse s’est tenue le dimanche 28 mars.

C’est un évènement longuement attendu car depuis notre retour au sein de notre Église mère, le patriarcat de Moscou et la crise sanitaire, nous n’avons pu nous rassembler.

L’assemblée a été chaleureuse et sereine et beaucoup de membres ont pu participer soit physiquement soit par procuration. Les mesures sanitaires prescrites ont pu être garanties.

Le conseil paroissial a été renouvelé dans une large majorité et de nouveaux membres ont décidé de s’engager dans la vie et la gestion de notre communauté : Mr Aleksandar Damnjanovic, Mme Tatiana-Tansoulpan Ichmoukhametova, Mme Tatiana Shchaulova épouse Léger et Mr André Rehbinder, ainsi que des anciens membres qui ont été réélus : Mme Jelena Mihheilis et Mr Michel Miljkovic.

Les délégués aux assemblées générales de l’archevêché et leurs suppléants sont : Mrs Michel Miljkovic, Joost Van Rossum, Michel Ozeretzkovsky ; les suppléants sont :  Mrs Serge Rehbinder, Maciej Leszczynski et Viatcheslav Répine.

Tous les votes ont été effectués à bulletin secret.

Différents exposés ont été donnés sur les activités de la paroisse dont le premier fait par notre recteur, l’higoumène Alexis que nous présentons dans son intégralité ci-dessous.

 

La dernière assemblée générale ordinaire de notre paroisse remonte à mars-avril 2019, aussi cela fait deux années entières que les membres de notre association ne se sont pas réunis en assemblée ordinaire.

Par ailleurs, le 5 décembre 2019, s’est tenue une assemblée générale extraordinaire, à l’issue de laquelle, après un vote, la paroisse a pris la décision d’être rattachée canoniquement au patriarcat de Moscou.

Enfin, en mars 2020, le président de la République a décidé d’instaurer un confinement national pendant plusieurs semaines, en relation avec l’apparition du covid-19.

En dernier lieu, le conseil paroissial, a décidé, conformément aux statuts de la paroisse, de radier plusieurs personnes qui étaient inscrites, au motif qu’elles ne respectaient pas les règles de la vie liturgique et sacramentelle.

Pour toutes ces raisons, sachant que notre paroisse se trouve dans une phase de progressive reconstruction et de restructuration, cette intervention correspond moins à un rapport moral classique et davantage à une feuille de route, à une sorte de programme proposé aux membres de la paroisse pour la période à venir, tout en comportant des éléments catéchétiques, sorte de fondamentaux à redécouvrir, à se rappeler, à suivre et à se réapproprier, pour le maintien de la vie de l’Église, et de notre église en particulier, dans la vision orthodoxe.

Cette intervention est ordonnée autour de plusieurs chapitres successifs, dont chacun porte un titre.


Participation des fidèles, aux différents offices liturgiques :

 

->le dimanche, ou le jour des grandes fêtes, en semaine :

Il convient que les fidèles puissent arriver à l’église avant 10 heures, le matin, soit avant le début de la divine liturgie.

Il est même recommandé, pour les fidèles, si possible, de venir avant le début de la lecture des heures, c’est-à-dire avant 9h30.

Dans tous les cas, sauf cas de force majeur ou d’empêchement ou encore d’imprévu, il faut avoir la dignité et l’exigence personnelle d’arriver à l’église avant la proclamation de l’évangile du jour, surtout si l’on a l’intention de communier.

C’est important d’arriver à l’heure : c’est à nous d’attendre et de veiller, afin d’être prêts à accueillir le Seigneur, lorsqu’Il viendra nous rendre visite. Ce n’est pas au Seigneur de nous attendre. La veille, la vigilance, la sobriété, ce sont trois vertus bien connues, qui sont souvent mises en avant dans la tradition de notre Église orthodoxe.

C’est un peu triste, et même affligeant, de voir l’espace de l’église presque vide, pendant la lecture de la 3ème puis de la 6ème heures, puis de constater que l’église se remplit progressivement, pour être presque pleine au moment du credo « je crois en Dieu le Père… » ou bien au moment du « Notre Père… ». Ce doit être aussi triste pour notre père diacre Nikola d’encenser l’église presque vide, alors que les personnes sont aussi des icônes vivantes à vénérer et à honorer. Il s’agit, bien sûr, ici d’une tristesse selon Dieu et non d’une tristesse mondaine ou d’une tristesse simplement humaine.

Les heures, les antiennes, puis la petite entrée, l’apôtre, l’évangile, etc. : toutes ces parties de la divine liturgie sont très importantes et ont, également, une vertu pédagogique pour mieux nous préparer au moment sacré de la communion eucharistique. Ce ne sont pas des parties réservées aux célébrants, aux servants, aux membres de la chorale et à un nombre restreint de fidèles de la paroisse. Cela s’adresse à tous les croyants qui veulent se préparer dignement à participer à l’office divin et à communier.

 

->le samedi soir, ou la veille des grandes fêtes, en semaine :

Il faut s’efforcer d’assister et de participer à l’office des vigiles, dans la mesure du possible. Nous en parlons un peu plus loin.

C’est un office unique, composé des vêpres et des matines, qui constitue une histoire résumée de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament.

Dans cet office, nous découvrons l’alternance du jour et de la nuit, l’alternance de l’activité et du sommeil, l’alternance de la lumière et des ténèbres, l’alternance de la vie et de la mort, l’alternance de la joie et de la tristesse. Nous mesurons, par exemple, que les portes saintes fermées, pendant l’hexapsalme, symbolisent l’expulsion d’Adam hors du paradis. Nous comprenons mieux, aussi, la portée symbolique de la lecture de l’évangile sur l’autel, dos au peuple, puis la présentation de l’évangile face au peuple, pendant le chant « ayant vu la résurrection du Christ… ». Sachant que l’évangile, qui est lu, en général, est l’un des 11 évangiles dit de la Résurrection.

Dans cet office, contrairement à la liturgie, il y a peu de parties fixes et un grand nombre de parties mobiles, ceci pour comprendre le mystère de la fête, la signification de l’événement ou l’importance de la vie du saint commémoré. Nous devenons, du coup, les auditeurs d’une véritable catéchèse vivante et aussi les témoins contemporains de cet événement, même s’il a eu lieu plus de 2000 ans en arrière. Rappelons, ici, les premiers mots (en général) d’une péricope évangélique : « en ce temps-là … ».

->il faut faire un plus grand effort pour assister aux vigiles pendant la période du pré-carême, à partir du dimanche de Zachée, pendant tout le grand carême, jusqu’à la fête de Pâques.

C’est cela, surtout, l’esprit et la discipline du grand carême, plus que la pratique du jeûne alimentaire où l’on se prive de manger de la viande et, éventuellement, de tous les produits d’origine animale.


Arrivée et entrée dans l’église, si possible avant le commencement de l’office :

Rappelons, ici, quelques règles simples mais élémentaires, à respecter et à appliquer lorsqu’on pénètre dans l’église, qui représente tout à la fois le Royaume de Dieu sur la terre, le Corps du Christ et le Temple du Saint Esprit :

— on fait le signe de croix, avec piété, avec sérénité, calmement, en quittant le monde affairé des hommes et en abandonnant, si possible, nos soucis quotidiens.

— on présente son offrande personnelle : sa personne, sa présence, sa prière, son action de grâce, ses joies et ses tristesses du moment.

— on pose un cierge sur la table dédiée à la commémoration des défunts, et d’autres cierges ailleurs dans l’église.

— on vénère les icônes

— on établit la liste des vivants et des défunts de notre entourage, pour lesquels on prie et que l’on confie au Seigneur ainsi qu’à l’intercession de la Mère de Dieu.

— on réserve pour soi, pour notre famille ou pour notre entourage, une ou deux prosphores, qui symbolisent notre offrande individuelle apportée à l’autel.


Extinction de son téléphone portable, dès que l’on franchit le seuil de l’entrée de l’église :

On ne devrait pas formuler, ici, ce genre de rappel, car cela devrait aller de soi. Or, on constate malheureusement, aujourd’hui, que l’on banalise le lieu de l’église par notre totale inattention et notre indifférence.

Il convient de mettre aussitôt son appareil mobile en mode silencieux (vibreur), ou bien de l’éteindre carrément (c’est mieux).

N’oublions pas que l’église est un lieu sacré, que c’est un lieu consacré, on ne vient pas à l’église comme on entre dans un bureau de poste ou dans le hall d’une gare, on ne s’y rend pas pour y pratiquer une sorte de tourisme culturel.

C’est une question de respect par rapport au Seigneur, et aussi une question de respect par rapport à tous ceux qui ont travaillé, qui ont servi, qui ont célébré dans ce temple. De respect, également, par rapport à tous ceux qui ont prié, qui ont souffert, qui ont même pleuré ou qui ont exulté de joie, dans cette église de Saint Serge.

En entrant dans l’église, nous devons avoir le sentiment de pénétrer dans la maison du Seigneur.

Reconnaissons que nous avons beaucoup de chance de pouvoir venir à Saint Serge : c’est une très belle église, avec des icônes magnifiques, des objets sacrés, des fresques, un iconostase, une chorale, un passé illustre, un jardin paisible, etc. En somme, un coin de paradis préservé un peu miraculeusement, dans le 19ème arrondissement.

Confession des fidèles auprès du prêtre :

Personnellement, mais c’est un avis qui n’engage que moi, j’exprime un avis plutôt défavorable, dans le principe, pour recevoir les fidèles en confession collective.

Il s’agit donc d’évoquer, ici, la confession individuelle.

La confession est une rencontre personnelle entre le fidèle et le Seigneur, et le prêtre ne sert que d’intermédiaire, il doit même être transparent et presque absent.

Il faut s’efforcer de respecter, dans la mesure du possible, une fréquence d’une fois par mois, pas davantage, tout en tenant compte de chaque situation particulière, de la personnalité et de la sensibilité de chaque fidèle, de sa tradition, de ses habitudes, et de ses croyances.

Pour être reçu en confession, il est demandé aux fidèles de venir à partir de 9h15 le dimanche matin, et jusqu’à 10h (début de la liturgie).

Mais le mieux, pour la confession, c’est de venir aux vigiles, et même après la fin des vigiles, puisque le prêtre reste sur place, jusqu’au lendemain matin.

Il convient, autant que possible, de découpler la confession de la communion eucharistique. On peut évidemment communier, sans s’être confessé la veille ou le jour-même, sauf exception ou cas de conscience.

Il est préférable de se préparer à la confession, d’y penser au préalable, puis, au moment de la confession, d’aller à l’essentiel. Il faut s’attacher à citer ses défauts, ses manquements et ses défaillances dans la perspective de demander pardon au Seigneur ; citer mais, évidemment, pas énumérer de façon exhaustive.

Il faut se rappeler, ici, le bel enseignement que nous a laissé saint Séraphin de Sarov à ce sujet : être concis, aller à l’essentiel, être économe dans ses paroles, de façon à permettre que le Saint Esprit inspire, agisse et apporte aux deux personnes, placées sous le regard de Dieu, le discernement nécessaire.


La communion eucharistique :

C’est très important, c’est même le sommet de la vie spirituelle, tant pour chaque fidèle que pour la communauté entière. Communier au Corps et au Sang du Christ, c’est d’abord un acte de foi individuel ; c’est aussi un acte qui s’inscrit dans un mouvement collectif, à l’égard des autres membres de la paroisse, réunis ce jour-là, en assemblée, dans l‘église.

Il faut communier autant que possible, mais c’est une affaire personnelle, cela se rapporte à la liberté intérieure de chacun et à son état de préparation.

Il ne faut pas, non plus, faire de la communion une habitude, une routine, encore moins une pieuse obligation.

La prière personnelle et la prière de toute la communauté, l’écoute attentive de l’évangile, la présence dans l’assemblée des fidèles, la concentration, l’action de grâces adressée au Seigneur, la demeure de l’Esprit Saint dans l’église et à l’intérieur du cœur de chaque croyant, tout cela peut nous conférer la grâce de l’Esprit Saint et son inhabitation en nous. Il ne faut jamais objectiver la vie spirituelle, qui doit rester un mystère.

Il y a, en ce qui concerne la communion eucharistique, quelques principes simples à respecter et quelques règles à suivre :

  • avant de communier, au cours de la liturgie qui va suivre, il faut être à jeûn : ne pas manger, ne pas boire, ne pas fumer évidemment.
  • mais, si l’on est malade, si l’on n’est pas en bonne santé, si l’on vient de loin, si en plus on doit porter des bagages lourds, s’il fait froid ou très chaud, si l’on prend des médicaments, et pour d’autres raisons tout aussi légitimes, en accord avec le prêtre, on peut communier même en n’étant pas complétement à jeûn. L’essentiel est d’être en paix par rapport à sa conscience et d’être transparent devant le Seigneur, tout en faisant un minimum d’effort, ce qu’on appelle l’ascèse.
  • il ne faut pas banaliser la communion eucharistique ni la considérer comme un acte ordinaire de la vie courante.
  • le jeûne avant la communion, ce n’est pas tant un jeûne strictement alimentaire, c’est d’abord le jeûne du cœur, un jeûne accepté et pratiqué comme une forme d’ascèse, c’est surtout le fait de se sacrifier avec joie et amour pour recevoir la nourriture céleste, le pain des anges, le pain du siècle à venir qui nous vient du ciel, le Corps très pur et le Sang très précieux du Christ, notre Seigneur.
  • si possible, il faut venir la veille pour assister à l’office des vigiles. Nous en avons parlé plus haut. En effet, dans la liturgie, il y a de nombreuses parties fixes et peu de parties mobiles, il y a peu de changement d’un dimanche à l’autre (quelques tropaires ou kondakia, l’apôtre, l’évangile et d’autres chants). Pour vivre pleinement la fête liturgique, pour en être les témoins, pour s’imprégner de l’événement du calendrier liturgique, il est indispensable de participer aux vigiles célébrées la veille au soir.
  • il faut s’efforcer, également, dans la mesure du possible, de lire auparavant, chez soi, à la maison, l’évangile du jour et même l’apôtre, surtout si l’on vient avec ses enfants, afin d’être mieux préparés et d’être introduits plus facilement dans le mystère de l’office divin. En somme, lorsque l’on vient à l’église, on s’y prépare, on enfile son costume du dimanche, au sens propre mais surtout au sens figuré.
  • c’est une tradition et c’est aussi une vision bien ancrée, dans notre Église orthodoxe : considérer que, lorsque l’on quitte sa maison ou bien son appartement pour se rendre à l’église, sans exagérer, on est déjà dans le temps de la liturgie, on est déjà en chemin vers le Royaume de Dieu et vers notre patrie céleste, on est déjà en mouvement ou en pèlerinage, affranchi du domaine terrestre.

Baptême, chrismation, présentation au temple, et la suite :

Après que l’enfant, âgé de quelques mois, ait été baptisé et chrismé, après qu’il ait été présenté au temple, après qu’il ait reçu la communion eucharistique pour la première fois, il faut absolument l’habituer à venir à l’église, à intervalles réguliers pour : entendre les chants religieux, contempler les icônes, s’imprégner de l’ambiance liturgique (lumière, pénombre, encens, paroles, mélodies, forme de silence, etc.), enfin communier à nouveau.

On reconnaît aisément les enfants qui sont habitués à recevoir le sacrement de la communion et ceux qui n’y sont pas habitués, qui éprouvent de la crainte, de l’appréhension, voire de l’angoisse, devant le saint Calice.

Cet accompagnement des enfants pour les conduire doucement et délicatement vers la vie sacramentelle de l’Église, c’est, d’abord, de la responsabilité des parents, puis de la responsabilité du parrain et de la marraine, enfin de celle de la paroisse tout entière. Il faut se dire que, nous adultes, si nous sommes devenus fidèles aujourd’hui, c’est que, à l’âge de l’enfance ou de l’adolescence, nous avons été accueillis, acceptés supportés et aimés par une communauté ou par une paroisse. C’est donc un devoir de charité de faire en sorte que les enfants, qui viennent à Saint Serge, puissent être accueillis avec affection dans l’église et qu’ils puissent découvrir, progressivement, l’amour que le Seigneur leur porte et, réciproquement, l’amour qu’ils éprouvent, plus ou moins confusément, pour le Seigneur.

 

Rappelons-nous cette double parole du Christ, rapportée dans l’évangile : il faut ressembler aux enfants et il ne faut jamais les repousser. Cela a la valeur d’un commandement divin.

Elena va nous parler, tout à l’heure, de la catéchèse des enfants et de son souci constant d’accueillir les enfants et de leur transmettre un enseignement durable, qui s’inscrive profondément en eux et qui leur ouvre le chemin vers l’Église, gage du Royaume des cieux. Malheureusement, depuis plus d’un an, son projet et ses intentions ont été fortement contrariés par l’épidémie liée au covid-19 et par les mesures sanitaires imposées par le ministère public. Nous le déplorons tous, vivement, et nous voulons confirmer aux parents que son projet n’est pas du tout abandonné et qu’il va être remis sur les rails, de façon régulière et stable. Les parents, c’est notre souhait, doivent s’associer à notre volonté et, même, y apporter leur contribution sous quelque forme que ce soit.


Office de commémoration des défunts / панихида

Nous avons pris l’habitude de célébrer, assez régulièrement, une панихида, c’est-à-dire un office pour commémorer nos défunts, le dimanche, après la divine liturgie, vers midi ou midi trente ; mais aussi, quelque fois, le samedi soir, après la célébration des vigiles.

Tous les paroissiens, qui le souhaitent, sont invités à s’associer à cet office, en apportant le nom de deux ou trois défunts de leur propre entourage, qui seront mentionnés. Du coup, cet office n’est plus un office privé mais il revêt un caractère communautaire et il entre pleinement dans le rythme de la vie liturgique de la paroisse.

C’est très important de commémorer nos défunts, c’est même un devoir : par-là, nous les portons dans notre prière, nous les confions à la mémoire de Dieu, nous les conservons vivants, nous prions pour eux, nous leur demandons pardon, nous leur accordons notre pardon et nous leur demandons, en retour, leur intercession. C’est aussi une forme de reconnaissance pour ce qu’ils nous ont apporté et transmis, nous leur demandons aussi pardon de ne pas avoir su les aimer ou les comprendre totalement, de leur vivant sur terre.

La панихида, c’est un office court (pas plus de 20 minutes), très beau, harmonieusement chanté, où les célébrants, le chœur et les fidèles se fondent à l’unisson et forment un seul cœur et une seule âme pour faire monter leur prière, ensemble, vers le Seigneur.

La панихида, ce n’est pas du tout un office religieux triste, en tout cas pas dans la vision de notre Église orthodoxe. C’est un office empreint d’une profonde espérance, d’une joie contenue, traversée par la perspective de la résurrection future, d’une sorte de radieuse tristesse, cette même tristesse qui imprègne toute la période du grand carême avant la joie de Pâque.

Nous envisageons de célébrer, à une date fixe, déterminée à l’avance, une панихида, une fois par mois. A voir si cela rencontre un assentiment et une adhésion du côté des paroissiens.


Молебен pour les malades :

Nous envisageons la même chose pour la célébration d’un молебен pour les malades, à raison d’une fois par trimestre, par exemple. Là aussi, les paroissiens, qui le veulent, peuvent évidemment s’y associer en apportant le nom de plusieurs personnes malades de leur entourage immédiat.

C’est l’occasion pour nous, en étant présents et en participant à ce petit office, de porter ces personnes malades dans notre prière personnelle et collective, de leur exprimer notre compassion, notre sympathie, notre affection et notre amour.

D’ailleurs, toute la paroisse prie régulièrement pour les malades faisant partie de notre communauté ecclésiale, à chaque divine liturgie, au cours de l’ecténie ardente, сугубая ектения, avant le moment de la grande entrée. Cette liste comporte le nom des malades que nous connaissons bien, que nous côtoyons régulièrement, qui ont œuvré dans ce saint temple, que nous portons dans notre prière et que nous confions à la miséricorde de notre Seigneur, Lui le seul et vrai médecin de nos âmes et de corps. Il n’est pas possible d’inscrire, sur cette liste, tous les malades de chacun des membres de la paroisse. Ce n’est pas souhaitable et c’est aussi une question de visibilité et d’identification. Il est rappelé que chaque paroissien doit effectuer cet exercice personnel de mentionner ses vivants et ses défunts sur une liste ou sur son памятник, qui sont lus par les servants au sanctuaire, devant la table de la proscomédie, au cours de la première partie de la liturgie (avant la grande entrée).


Catéchèse des adultes, présentation mutuelle, café amélioré :

La catéchèse des adultes est momentanément interrompue, depuis au-moins une année, à cause des mesures sanitaires liées au risque covid. Mais nous comptons bien la remettre en place, dès que les conditions et les consignes nationales le permettront.

A nos yeux, c’est un service d’Église qui est très important et que nous ne souhaitons pas négliger ni abandonner, évidemment. C’est essentiel de transmettre, à chaque fidèle, un minimum de connaissance théologique, d’autant plus que, sur cette colline, cohabitent, à nouveau, depuis quelques mois, la paroisse et l’institut de théologie orthodoxe Saint Serge. Nous constatons que les deux dogmes fondamentaux de l’Église orthodoxe – la sainte Trinité et les deux natures du Christ – ne sont pas toujours vraiment bien connus, encore moins présents à l’esprit chez de nombreux croyants. Or, la connaissance de la vérité favorise la rectitude et la solidité de notre foi.

Et puis, il est indispensable de connaître la vie et l’enseignement des plus grands saints de notre Église, surtout depuis notre rattachement canonique au patriarcat de Moscou. J’en parlerai un peu plus loin. Les saints russes – en particulier, saint Serge de Radonège, qui est, de surcroît, le patron de notre église — , nous devons les solliciter, prier pour eux et demander, sans cesse, leur protection ainsi que leur intercession, dans notre vie quotidienne.

Avant le déclenchement du confinement national, en mars 2020, nous avions commencé à instituer une présentation de quelques paroissiens et paroissiennes, devant les autres membres de la paroisse : Alexandre Damnianovitch, Tatiana Ichmoukhametova, Joost Van Rossum, etc. Nous espérons bien renouer très vite avec cette démarche qui favorise, nous en avons la conviction, l’éclosion de sentiments fraternels entre nous, dès lors que nous nous connaissons mieux. Mieux et davantage se connaitre, entre personnes qui communions au même Calice, c’est presque un devoir de charité et d’amour les uns envers les autres.

 

De même, à cause des mesures sanitaires actuelles et des recommandations de notre métropolite Jean, la pratique d’un café amélioré, dans le réfectoire, au rez-de-chaussée du foyer des étudiants, est momentanément interrompue. Là aussi, nous espérons vivement la réinstituer, dans les plus proches délais, sachant que cela permet de partager entre nous, d’échanger, de nous rencontrer, et aussi d’accueillir de nouvelles personnes au sein de notre communauté. N’est-ce pas là une des vocations essentielles de toute paroisse ?

N’oublions pas le message de notre métropolite Jean, exprimé lors d’une assemblée pastorale de notre diocèse, de faire que chacune de nos paroisses devienne, véritablement et avec sincérité, un lieu fraternel d’accueil, d’écoute, d’échange et de partage.



Chorale :

Nous souhaitons ici vous donner quelques informations utiles, en ce qui concerne le chœur de Saint Serge.

En juin dernier, un contact mémorable a été pris avec le lecteur Matfei (Maciej Leszczynski), chef de chœur dans une autre église orthodoxe (en banlieue parisienne). De fil en aiguille, la décision a été prise d’accueillir Matfei et de l’intégrer, complètement, au sein de la chorale, aux côtés de Milan, notre psalomtchik.

L’arrivée de Matfei s’est révélée providentielle puisque Milan Radulovic a été arrêté, entre octobre 2020 et janvier 2021. C’est Matfei qui a assuré seul, pendant plus de 3 mois consécutifs, la direction du chœur et la préparation des offices (chants, textes et prières) pour permettre la continuité du service liturgique. Nous tenons ici à le remercier chaleureusement et nous lui en sommes, franchement, très reconnaissants.

Au retour de Milan, Matfei a occupé légitimement toute sa place au sein du chœur et il seconde Milan, dans une relation empreinte d’harmonie et de confiance réciproque, sans exagérer. Matfei organise, à intervalles réguliers, des répétitions pour les choristes ; il effectue des recherches ; il teste plusieurs mélodies ; il recherche, dans le répertoire orthodoxe, des éléments nouveaux. Vous avez certainement dû remarquer que, depuis quelques mois, le chœur a trouvé un certain dynamisme, une nouvelle énergie et un rajeunissement.

Aux côtés des chanteurs fidèles comme Milan, Joost Van Rossum, Alexandre Damnianovitch (qui va participer, de façon importante, à l’activité de l’association culturelle de la colline Saint Serge),

nous comptons, maintenant régulièrement, sur la présence d’André Rehbinder, puis sur celle de Mikhail Milkovitch, Grégoire Machtalère, Oleg Malatchkin et, depuis tout récemment, sur celle d’un autre Mathieu (Malinine, de Suisse). Joseph Baan a retrouvé – c’est heureux — sa place parmi nous, ainsi que Mikhail (Mircea) Milkovitch, notre artiste sculpteur. A certaines occasions, et alors nous touchons à une véritable plénitude, nous avons la joie d’accueillir Raphaël et Stéphane Drobot, les fils de notre doyen l’archiprêtre André. Nous voulons, enfin, mentionner Mikhail Ossorguine, qui vient de temps en temps, et qui reste lié à la qualité du chant liturgique à Saint Serge, par sa grande expérience, son amitié fidèle, son attention et sa famille illustre. Micha fait partie de notre paroisse et de notre Association, il n’est pas présent physiquement, aujourd’hui, parmi nous, mais il a pris soin d’exprimer vivement son attachement à notre paroisse.

André et Pierre Rehbinder, son frère, ont été ordonnés lecteurs le jour de la fête de saint Serge, en juillet 2020. Pour le moment, Pierre est mobilisé sur une autre paroisse et ne peut évidemment pas se rendre aussi disponible qu’il le souhaiterait.

Mikhail Milkovitch a été ordonné lecteur le jour de la fête de saint Serge, en octobre 2020. Il chante, maintenant, régulièrement dans la chorale et il lit les heures avant la divine liturgie. Je souhaite remercier, ici, Mikhail, très sincèrement, pour sa présence assidue à l’église, pour son travail quotidien à la fois efficace et caché, qu’il remplit au sein de la paroisse et, également, dans le cercle plus restreint du conseil paroissial. Les tâches qu’il assume sont nombreuses et variées : vice-marguillier, suivi des manifestations et des événements qui ont lieu sur la colline Saint Serge (en particulier, dans l’espace de l’église), surveillance du ménage de l’église, regard attentif sur l’approvisionnement et la confection des prosphores (avec l’aide de son épouse Anna), convocations des membres à l’AGO, respect des statuts de la paroisse, réflexion en cours sur une mise à jour et une réactualisation de ces statuts, participation à la vérification des comptes de la paroisse, etc. Nous sommes très reconnaissants à Michail pour le souci constant qu’il porte à la qualité et à la dignité de la vie au sein de notre paroisse.

Nous sommes très attentifs à développer la qualité et la beauté du chant liturgique, dans notre église. Nous sommes convaincus qu’un beau chœur accompagne et élève la prière des fidèles assemblés en église. Chanter constitue un véritable service ecclésial, dans cet amour qui nous relie au Seigneur et dans cet attachement que nous avons pour l’Église et aussi pour cette église Saint Serge. Enfin, chanter à l’église est une vraie grâce conférée par Dieu à telle ou telle personne.

Aussi, dans cette optique, nous nous adressons à vous : d’abord, il ne faut hésiter à encourager l’activité des choristes présents (à travers dons, quêtes, collectes, etc.). Par ailleurs, si quelqu’un, au sein de la paroisse, a reçu une formation musicale, s’il a des connaissances en solfège, s’il a suivi des cours de chant et s’il désire s’adjoindre au chœur, nous l’invitons à contacter Matfei ou Milan. Les bonnes volontés, les compétences, les énergies, les ressources humaines, dans ce domaine, sont et seront toujours les bienvenues.


Service liturgique au sanctuaire :

Nous sommes reconnaissants de pouvoir compter sur la présence et l’aide de Constantin et de Vassili qui sont très fidèles dans le service à l’autel, le samedi soir, le dimanche et même les jours de semaine, lors des grandes fêtes. Serge vient aussi, souvent, pour servir, le dimanche.

C’est important, pour le clergé, pour la chorale, pour la communauté entière et pour le bon déroulement du service liturgique, que des servants soient présents pour nous accompagner et accomplir des tâches importantes : commémorer les vivants et les défunts, ouvrir et fermer les portes du sanctuaire, préparer l’encensoir, accompagner les célébrants, préparer la communion eucharistique, tenir le plateau avec le pain béni, lors du congé, à la fin de la liturgie, etc.

Nous apprécions la présence, depuis la fin de l’année dernière, d’André Bonin, à intervalles réguliers, lorsqu’il peut se libérer.

Il y a, quelques fois, Darian et Nikodim (le fils du père diacre Nikola), pour nous aider et apprendre à remplir un service d’Église pour le Seigneur.

Il faut encourager d’autres vocations et nous nous adressons ici aux parents : s’ils sentent ou s’ils pressentent que leurs enfants seraient intéressés et seraient volontaires pour servir, il faut qu’ils nous contactent et nous sollicitent. Nous saurons accueillir leurs enfants, leur apprendre certains gestes, le sens de certains rites, au bout du compte leur dévoiler une partie du mystère se rapportant au service dans le sanctuaire, autour du saint autel qui représente le tombeau du Christ ressuscité, sur lequel nous préparons le sacrement de l’eucharistie, au cours de chaque divine liturgie.

Le service au sanctuaire prépare ou peut préparer à d’autres ministères. Vous savez fort bien que l’Église – et tout particulièrement notre archevêché – souffre d’un manque de vocations et d’un manque de candidats pour volontiers servir le Seigneur à l’autel : diacre, prêtre, etc. C’est rappelé à maintes reprises par notre métropolite Jean.

Nous espérons vivement qu’il y aura des ordinations au cours de l’année 2021, dans notre église Saint Serge : lecteur, hypodiacre, diacre etc. Pour cela, nous devons prier ardemment le Seigneur pour qu’Il envoie, dans la vigne, plantée sur la colline Saint Serge, des vignerons, afin d’assurer la récolte (en lieu sûr) des fruits de cette vigne.

Aujourd’hui, notre paroisse repose sur un seul prêtre et sur un seul diacre. Le père Anatole nous aide – c’est très précieux — et assure des services liturgiques en semaine mais, le week-end et lors des grandes fêtes, il célèbre à l’église de Sainte Geneviève des Bois.  Nous tenons, ici, à lui exprimer notre gratitude et notre reconnaissance pour sa présence régulière, efficace, paisible et quotidienne chez nous, en semaine.

Je souhaite, ici, remercier tout particulièrement notre cher père diacre Nikola pour le gros travail qu’il accomplit au sein de la paroisse et, aussi, pour les multiples tâches qu’il exécute à l’intérieur du conseil paroissial. :

  • en tant que diacre, pendant les offices liturgiques et, même, en dehors des offices liturgiques, il assure et maintient un lien étroit et durable entre les fidèles et le service à l’autel.
  • en tant que diacre, pendant et en dehors des offices, il entretient une relation confiante entre la chorale et le clergé présent dans le sanctuaire. Il a su accueillir notre lecteur Matfei et il l’a beaucoup aidé à s’intégrer parmi les membres du chœur.
  • il met à jour — avec l’aide précieuse de Viatcheslav Répine qui avait apporté son concours au developement de l'espace web de la parroisse — ordonne, développe et innove le contenu du site internet : photos, textes, films, vidéos, enregistrements, calendrier liturgique, informations, événements, etc., dans le souci de donner de la visibilité à la paroisse ; de permettre aux fidèles, qui seraient éloignés, d’être tenus au courant ;  et de faire connaitre à l’extérieur tout ce qui se passe dans ce lieu beau et illustre.
  • il participe à l’élaboration des comptes rendus des réunions du conseil paroissial.
  • il classe, trie, range et ordonne les archives de la paroisse.
  • il a récemment mis à jour et fait enregistrer la liste des membres du conseil paroissial auprès des services de la préfecture de police.
  • il est régulièrement présent à l’église, pour la célébration des offices liturgiques, y compris en semaine, alors qu’il mène une activité professionnelle et qu’il est chef d’une famille nombreuse.
  • récemment, il a procédé à un dépôt de plainte, au nom de la paroisse, auprès du commissariat de police du 19ème arrt, à la suite, malheureusement, de la disparition d’objets sacrés dans le sanctuaire : icône et antimension.
  • il permet l’instauration d’échanges réguliers et une véritable proximité entre la paroisse et l’institut de théologie Saint Serge, de par sa fonction de secrétaire général de l’association culturelle colline Saint Serge.
  • . lorsqu’il vient, le dimanche matin, avec sa matouchka Anastasia et ses quatre jeunes enfants (Tamara, Nikodim, Marina et Teodora), cela réjouit l’assemblée des fidèles.

Mesures sanitaires

appliquées et à appliquer régulièrement, dans notre paroisse, pour lutter contre le risque covid :

C’est important de les rappeler. C’est toute notre responsabilité collective qui est, ici, entièrement engagée :

  • porter un masque, dès lors que l’on pénètre dans l’église. Retirer ce masque, juste au moment de la communion des fidèles. C’est le prêtre, le diacre et le servant qui tiennent le voile, qui portent alors un masque à cet instant précis.
  • se laver les mains à l’entrée de l’église (gel hydro-alcoolique, à disposition de tous).
  • respecter une distance d’un mètre, voire d’1m50, au minimum, par rapport à son voisin immédiat.
  • la jauge de notre église a été évaluée à 40/50 personnes environ, en fonction de ce qui précède. Nous sommes très attentifs pour respecter et faire respecter cette jauge.
  • nous veillons à bien aérer l’église, régulièrement, pour le renouvellement de l’air ambiant. Nous sommes attentifs, également, à ce que le ménage de l’église soit effectué correctement et régulièrement (nef, narthex et sanctuaire).
  • ne pas embrasser les icônes, le saint Évangile, le saint Calice, la sainte Croix, la main du prêtre, etc.
  • ne pas se saluer en se serrant la main ni en s’embrassant.
  • lors de la communion des fidèles, le saint Corps et le précieux Sang du Christ sont distribués à l’aide d’une cuillère à usage unique. Pour les zapivki, on utilise des verres jetables en carton, à usage unique.
  • dans le sanctuaire, le prêtre se lave au moins trois fois les mains dans la sacristie, au cours de la liturgie. Au moment de la communion du clergé (diacre et prêtre), on ne boit pas au calice. Chaque célébrant plonge, délicatement, avec l’extrémité des doigts, une parcelle de pain individuelle consacrée dans le calice. Cette pratique liturgique a reçu la bénédiction de notre métropolite Jean.

N’oublions pas que notre cher père diacre Nikola, qui consomme les saints Dons, à la fin de la liturgie, a quatre jeunes enfants et une jeune épouse. Nous avons le devoir, évidemment, de le protéger, lui et sa famille. Nous avons aussi le devoir de protéger tous les membres de la paroisse, en particulier les enfants les mères de famille et les personnes âgées. Les cuillères, utilisées pendant la communion des fidèles, sont nettoyées soigneusement puis rincées avec de l’eau bouillante (à plus de 60°). Cette pratique a reçu un avis favorable d’un représentant du corps médical et soignant.

— des attestations sont remises, par le père diacre, et peuvent être communiquées aux célébrants, servants, choristes, personnes en charge d’un service particulier dans l’église, fidèles, etc., pour se justifier en cas de contrôle par la police, par rapport à la décision d’un confinement local et par rapport à l’institution d’un couvre-feu.

— nous allons examiner, vers la moitié du mois d’avril, comment va pouvoir se dérouler la Semaine Sainte, avec des offices qui se terminent tard et qui durent longtemps (jeudi Saint, vendredi Saint et nuit de Pâques). Pour information, au cours du mois de décembre dernier, nous avons été contactés par le commissariat de police du 19ème arrt, afin d’évoquer le déroulement des offices à l’occasion de la fête de la nativité du Christ. Ce qui a motivé la présence de plusieurs soldats armés de la brigade Vigipirate, la veille de Noël dans l’église. Le commissariat de police nous a, de nouveau, contactés récemment et attend, de notre part, des précisions concrètes (horaires et capacité, en particulier) sur les modalités des offices préparatoires de Pâques, afin de nous apporter une protection humaine et de nous rassurer.

Différents services à accomplir dans l’église,

qui réclament l’aide, la participation et la contribution de chacun et de chacune, au sein de la paroisse :

 

Il nous semble utile, ici, de recenser les multiples services qu’il convient de remplir, pour un fonctionnement harmonieux de l’église et de la paroisse. Ce recensement vise, également, à solliciter les fidèles pour qu’ils apportent, autant qu’ils le souhaitent et qu’ils le peuvent, leur contribution. Il n’y a pas de petite ou de grande contribution, il n’y a pas non plus de hiérarchie ni de degré d’importance dans le service qu’on peut offrir – au sens d’une offrande – à la communauté.  Il faut, en tout cas, remplir ce service de bon gré, avec bienveillance, dans un souci désintéressé, pour le bien et l’utilité de tous, dans l’amour du Seigneur.

  • comptabilité au niveau de la ciergerie, à l’entrée de l’église : vente de cierges, de prosphores, de petites icônes ou de croix, images saintes, calendriers liturgiques, ouvrages religieux, etc.
  • ménage de l’église, c’est-à-dire du narthex et de la nef, sachant que le ménage du sanctuaire est assuré par les servants.
  • décoration florale de l’église
  • confection des prosphores destinées aux fidèles, et des Agneaux pour la communion.
  • catéchèse des enfants
  • catéchèse des adultes
  • préparation et service du café amélioré, après la liturgie
  • accueil de nouvelles personnes dans la paroisse
  • accompagnement de ces personnes : pour un sacrement, une conversion, une aide particulière, un conseil, etc. Cet accompagnement n’est pas exclusivement l’affaire du prêtre ni du diacre.
  • visite des malades de la paroisse, des personnes âgées ou isolées qui sont membres de la paroisse.
  • service de bibliothèque et de prêts d’ouvrages théologiques ou religieux.
  • gestion du site internet de la paroisse : mise à jour, enrichissement, suivi des messages-contacts, etc.
  • chorale
  • service au sanctuaire

Vous le voyez, la liste est impressionnante. Chacun et chacune, au sein de la paroisse, doit pouvoir s’efforcer de prendre une responsabilité et d’accomplir un service particulier, dans la durée, afin de permettre à notre communauté de réaliser pleinement sa vocation, au nom du Christ, et de diffuser un témoignage vers l’extérieur. Il ne serait pas juste ni équitable d’admettre qu’une petite partie des membres de la paroisse soit active et que la grande partie restante agisse en simple consommatrice.

— nous voulons ici lancer un appel discret auprès de chaque personne, afin qu’elle se sente concernée et motivée pour aider à la poursuite de notre vie paroissiale dans la concorde et l’harmonie. Nous espérons bien que nombreux seront celles et ceux, après cette assemblée générale, qui vont se porter volontaires, se faire connaître, et proposer leurs services, même modestes, comme cela a été rappelé précédemment.


Nous devons rappeler

que notre église a besoin d’un minimum de moyens matériels

pour se maintenir dans le temps, et conserver son existence dans le monde, sur cette terre, même si elle n’appartient pas à ce monde matériel ni à cette terre destinée un jour à disparaître.

Il y a un certain nombre de dépenses ordinaires à couvrir au quotidien, notre trésorier en sait quelque chose et va nous en parler brièvement dans quelques minutes :

  • le montant du loyer pour les locaux que la paroisse occupe
  • le montant des charges pour l’exploitation de ces locaux : chauffage, gaz, électricité, eau potable, etc.
  • le montant des travaux courants d’entretien pour l’utilisation de ces locaux.
  • d’autres frais : cierges, huile, veilleuses, pain et vin pour la communion, etc.
  • d’autres dépenses pour indemniser ceux qui assurent le service liturgique.
  • le ménage
  • les petites et grosses réparations : par exemple, la main courante en bois de l’escalier qui conduit à l’entrée de l’église. Cette main courante est dégradée et il faut envisager de la remettre en l’état, dans un délai rapproché. Des devis ont été demandés ou sont en cours.
  • les travaux de restauration et d’embellissement de l’église ou des autres bâtiments situés sur la colline Saint Serge (maison rouge, maison jaune, ciergerie, bâtiment du foyer des étudiants, etc.).

 

Pour faire face à toutes ces dépenses, nous faisons appel à vous à travers les cotisations, les dons, les versements réguliers, ou les versements à l’occasion de quêtes ou de collectes.


Les dernières assemblées générales :

Comme cela a été rappelé, en introduction, la dernière assemblée générale ordinaire a eu lieu en mars-avril 2019 : cela fait donc deux années entières que nous ne nous sommes pas réunis en assemblée. Cela représente un trop long moment pour une paroisse aussi importante que la nôtre.

A l’issue du vote, organisé à la fin de l’assemblée générale extraordinaire, le 5 décembre 2019, et de la décision historique de demander le rattachement de la paroisse au patriarcat de Moscou, nous avons été les témoins de démissions et de départs définitifs de personnes faisant partie de notre communauté, certaines depuis assez longtemps. Nous l’avons vivement déploré et nous le regrettons encore maintenant.

Il y a eu, aussi, depuis le début de l’année 2021, comme cela a été indiqué plus haut, suivant une procédure tout à fait régulière et respectueuse, la radiation de plusieurs membres de la paroisse, en conformité avec nos statuts qui demandent que les fidèles, inscrits dans notre Association, participent régulièrement à la vie liturgique et sacramentelle.

Bien évidemment, et cela nous semble important de le rappeler encore ici, notre église Saint Serge reste ouverte à toute personne qui désire y entrer et la fréquenter. Une chose est de faire partie de l’Association, d’être inscrit sur la liste des membres et de bénéficier d’un droit de vote et d’expression (ce qui est le lot quotidien de toute association). Une autre chose est de pouvoir entrer dans notre église, de participer aux offices liturgiques, de contempler les icônes, d’écouter les chants et les prières, enfin de recevoir le sacrement de l’eucharistie.


Conclusion :

En tant que chrétiens orthodoxes, nous avons vocation et nous désirons sincèrement accueillir et offrir l’hospitalité à toute personne qui veut entrer dans notre église et nous rejoindre, sans arrière-pensée, sans esprit de jugement, sans animosité et sans rancœur. Bien entendu, toutes ces personnes doivent respecter notre rattachement canonique à la grande Église russe orthodoxe et accepter de commémorer nos dirigeants, le patriarche Kiril de Moscou et notre métropolite Jean de Doubna.

Rappelons une nouvelle fois, pour mettre un terme à cette intervention décidément trop longue – vous m’en excuserez, je l’espère –, rappelons le message pastoral que ne manque jamais de nous adresser notre métropolite Jean, à titre d’encouragement, lorsqu’il nous rend visite sur cette colline sacrée : nous devons faire de cette paroisse un lieu de lumière et de paix, un endroit de partage et d’accueil, dans un respect mutuel et réciproque, enfin un lieu d’amour et de charité.

 

Je vous remercie pour votre attention, pour votre patience et pour votre indulgence.

Higoumène Alexis

Recteur de la paroisse

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