Samedi 24 avril 2021

 Résurrection de Lazare

(Jn 11 ; 1-45)

 

 

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit,

 

« Après ces paroles, Jésus leur dit : Lazare, notre ami, dort ; mais je vais le réveiller.

Les disciples lui dirent : Seigneur, s’il dort, il sera guéri.

Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil.

Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort » (Jn 11 ;11-14).

 

Dans la vision de l’Église orthodoxe, la mort, c’est juste un passage, la mort c’est un sommeil provisoire, c’est un assoupissement.

Avant toute chose, la mort précède l’entrée dans le royaume de Dieu.

La mort n’est pas triste et ne doit pas être triste : ni pour les autres, ni pour nous.

La mort, c’est le signe que nous allons rejoindre le Seigneur.

La mort, c’est le signe que nous allons connaître la joie, la lumière et la paix, de façon définitive.

En entrant dans l’église, avant le début de la divine liturgie, nous devons garder l’habitude de prier pour les défunts de notre entourage.

Nous nous adressons au Seigneur en disant ces mots : « pour le repos des âmes des serviteurs de Dieu défunts … ».

Nous prions pour eux, nous leur demandons pardon, nous les confions à la mémoire de Dieu, afin qu’ils soient vivants.

Nous disons et nous pensons que nous sommes chrétiens orthodoxes, mais est-ce que, vraiment, nous croyons dans le Fils de Dieu, en Lui qui est ressuscité des morts et qui a vaincu la mort ?

Aujourd’hui, Jésus nous enseigne cette vérité : tous ceux qui croient en moi vivront, tous ceux qui croient en moi ne mourront jamais.

Jésus donne tout d’abord cet ordre : « enlevez la pierre ! »

Puis il ordonne : « Lazare, sors dehors ! »

Jésus nous a montré toute son autorité : la pierre, à l’entrée du tombeau, a été retirée et, surtout, Il a arraché Lazare du pays des morts, Il l’a délivré de la mort, Il l’a renvoyé à la vie et Il lui a accordé la liberté.

Lazare a entendu la voix de Jésus, et cette voix l’a ressuscité.

Nous aussi, lorsque nous entendrons sa voix, nous ressusciterons.

C’est Jésus qui nous parle et qui nous donne ce conseil :

 

« En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront » (Jn 5,25).

 

« Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d’un linge » (Jn 11,44).

 

C’est incroyable ! Lazare est ressuscité d’entre les morts, après un séjour de quatre jours dans le tombeau, et il garde le silence.

Sans doute, il prie simplement, il est rempli d’espérance, de patience et d’amour pour son Sauveur.

L’évangéliste Jean ne nous donne aucune indication sur ce qu’il va faire après sa résurrection.

Au chapitre suivant, il est mentionné seulement comme l’un des invités, assis à la table du Seigneur.

Nous entendrons ces mots de l’évangile, demain matin, au cours de la liturgie :

 

« Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts. Là, on lui fit un souper ; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui » (Jn 12 ; 1-2).

 

Saint Isaac le Syrien – et non saint Ephrem le Syrien — nous a laissé un enseignement profond, qui s’accorde bien avec la fin du grand carême et le récit sur Lazare ressuscité et silencieux :

 

Le silence, c’est le mystère du monde à venir.

La parole appartient au monde présent.

 

Amen.

higumène Alexis

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